Oeufs surprises japonais et joyeuses Pâques !

C’est d’actualité, puisque Pâques n’est pas loin (ok passée, mais pas loin  :-) ), voici mes aventures avec les oeufs au Japon.

Se Nourrir au Japon…

…quand on ne parle pas trop trop Japonais.

Heureusement, j’étais préparée psychologiquement. Un ami japonais à Paris m’avait bien briefée sur le fait que la nourriture japonaise au Japon n’est pas exactement comme la nourriture japonaise en France. Je savais par exemple que je n’y trouverais pas de maki avocat (mes préférés :-? ).

J’étais aussi préparée à un pays où on parle surtout…Japonais. Vraiment très très très peu Anglais. Mais bizarrement, j’avais omis de me délester quelques a priori – complètement inconscients – avant mon départ.

Par exemple, il ne m’est absolument pas venu à l’idée que sur les emballages alimentaires, je ne trouverais pas de traduction des ingrédients en Anglais, Espagnol Portugais, Italien, Hollandais, comme on en trouve sur nos aliments industriels !

En fait, on n’y trouve pas de traduction dans toutes ces langues, ni de traduction en Anglais, ni de traduction du tout. Ingrédients – en Japonais ET nom de l’aliment – en Japonais.Pas non plus de transcription en hiragana (bin après tout, ce serait utile, si les enfants vont faire les courses, ils font comment hein ! – note : hiragana, c’est l’écriture que les enfants japonais apprennent en premier – et les étrangers aussi ;-) ).

Dans le meilleur des cas, ça donne ça (on a un indice : il doit y avoir du lait dans les ingrédients  :lol: )

sachet aliment Japon

Y a-t-il du lait dedans...c'est probable, mais je ne saurai le dire pour sûr !

En fait, si je faisais un petit effort, peut-être que je pourrais retrouver quelques caractère du Chinois, mon niveau dans cette langue étant un tout petit moins débutant. Mais je reconnais que devant tous ces signes, j’ai tendance à abdiquer trop vite !

Quant au restaurant, seule ce n’est dejà pas  » l’éclate « , mais seule devant un menu que je ne comprends pas, puis devant un plat-mystère, je n’ai pas eu le courage. Je manque parfois d’humour quand j’ai faim  :lol: ! Et disons-le franchement, je ne suis pas du tout une aventurière quand il s’agit de manger. Si on ajoute une grande timidité pour passer une commande, même dans ma propre langue, on mesure la difficulté que ça a pu être pour m’alimenter  :lol: !

Dans les « Combini »

Donc j’ai arpenté plusieurs fois par jour pendant une bonne vingtaine de minutes les rayons des Combini (petits magasins qu’on trouve tous les 5 pas, ouverts quasiment à toute heure et qui vendent de tout ce qui est utile au quotidien).

Je me suis naturellement orientée vers ce qui a un emballage transparent.

Mais alors pas ça :

zourit plat japonais

Plutôt ça :

Big sushi in Japan

Sushi géant acheté dans un combini - mais avec un goût "différent"...

Ce que je n’avais pas prévu, c’est que parfois, l’aliment est lui-même un emballage…c’est comme ça par exemple que des petites brioches dont le poids ne m’avait pas paru suspect quand elles étaient toutes les 5 dans leur paquet, ont commencé à m’inquiéter une fois individuellement dans ma main. « Bien lourde cette petite brioche. » Croque à pleines dents, et « Mmmmmm, qu’est-ce que c’est que cette pâte épaisse et sucrée, marron, fourrée à l’intérieur ? Mais on dirait bien…des haricots rouges… » Enfin à ce jour ça reste une supposition !

Donc mon quotidien japonais pendant deux semaines a souvent été dans les valeurs sures : le chou. Mais quand on cavale en mode touriste à longueur de journée, ça ne remplit pas sa femme. « Goni vid i tyin pa dobout », comme on dit à La Réunion !

C’est comme ça qu’un soir, en passant devant un emballage transparent contenant un oeuf dur, dans sa coquille, avec une jolie photo d’oeuf dur au jaune bien doré, j’ai eu soudain une grande envie d’oeuf pour accompagner ma salade sèche de chou. En arrivant dans ma chambre d’hotel, je me délectais d’avance à l’idée de gober mon « coco ».

J’ouvre l’emballage, je casse la coquille, et là, voilà ce qui apparait :

manger au Japon

(désolée pour la photo floue prise avec mon téléphone)

Je ne sais s’il faut appeler cet oeuf un « oeuf mollet » ou un »oeuf mi-cuit »…

C’est surement très bon. Mais en fait, c’est plutôt d’un OEUF DUR que j’avais envie  :lol: ! Donc j’ai laissé tomber les oeufs…pour cette fois.

 

A Beppu

Quelques jours plus tard, j’étais descendue dans la ville thermale de Beppu, où se trouvent de fameux ONSEN, ces sources d’eau très chaude et très minéralisée dont on fait des bains. Il y a de nombreux endroits où c’est de la vapeur d’eau sous pression qui sort du sol, comme si la terre était une cocotte minute, c’est très drôle.

Ceci par exemple, n’est probablement pas une usine, mais de la vapeur d’eau :

onsen eau chaude

Cette vapeur très chaude est aussi utilisée pour cuire de la nourriture.

En sortant d’un Onsen à flanc de colline, endroit fantastique avec des onsen en plein air d’où l’on voit toute la baie de Beppu, je passe devant une boutique de souvenirs, devant laquelle un jeune homme vendait des oeufs supposément « durs ».

Colline Onsen Beppu

 

onsen tamago

 

Je passe et repasse, j’ai encore très envie d’oeufs, mais bon…j’essaie d’apprendre de mes erreurs tout de même. Je laisse tomber pour l’oeuf et rentre dans la boutique.

En ressortant, qu’est-ce que je vois ? Un groupe de touristes chinois en train de déguster les oeufs, après avoir cassé la coquille, pleins d’assurance, sur les poutres d’un kiosque en bois. Les oeufs sont bel et bien durs, rien ne coule. La fête :mrgreen:  !!!!

Je me précipite vers le vendeur d’oeufs, j’en commande deux et je rejoins le groupe sous le kiosque, où je casse mon premier « onsen tamago » (oeuf de onsen).

Et là, deuxième oeuf surprise ! Voilà à quoi ça ressemble :

oeuf vapeur Japon

L’oeuf est bien dur, mais le blanc est marron. Et le jaune aussi d’ailleurs :lol: !

Je goûte. Première bouchée, délicieux. Puis bouchée après bouchée…ça va, sans plus.

J’ai interrogé quelques personnes sur la raison de la couleur, mais personne n’est bien sur. Probablement les minéraux de l’eau de onsen.

Quant au nom, on m’a dit que c’est un « onsen tamago », un oeuf de onsen, mais quand je cherche sur le net, « onsen tamago », ça donne des choses bien différentes…

Le mystère des oeufs surprises japonais reste entier  ;-) !

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