Mon voyage au pays des Kanji – suivez le guide

 Etudier les Kanji avec la méthode Heisig (ou Maniette)

trip kanji

Voilà un moment que je n’ai pas écrit ici, ah comme c’est difficile d’être régulière !

Que s’est-il passé sur la route des kanji depuis l’article où j’ai annoncé ce voyage ?

Il y a eu une petite « latence » dans un premier temps…J’ai commencé à écrire un article sur des kanjis formés à partir du radical « lune » 月- parce que c’est facilement poétique :-P –  mais il y en avait trop. Et après je me suis noyée dans un océan de kanji, j’ai bu la tasse, quand j’ai compris ce qui m’arrivait, que j’étais sur le point de couler vraiment, je me suis dit que j’aurais besoin d’un guide. Traverser la mer à pied, ça ne fonctionne pas.


 

Mais quel guide ? C’est par où le pays des kanji, si’ouplait ?!

Je me suis donc tournée vers « Heisig«  (c’était sans doute un monsieur à la base, professeur d’université même ;-) , mais c’est devenu un concept lol, on ne met même plus le « M. » ou « Dr. »). J’ai choisi de suivre l’ordre qu’il propose, mais je prends parfois des libertés quant au contenu.

Les principes de sa méthode :

- étudier la signification des kanji sans la prononciation dans un premier temps, pour ne pas cumuler les difficultés.

- choisir un ordre d’apprentissage non pas basé sur la fréquence des caractères, ni sur leur étymologie, mais en faisant des regroupements qui facilitent la mémorisation

- utiliser des images et associations d’idées pour mieux mémoriser

Je me suis procuré sa méthode (pour les francophones qui ne veulent pas apprendre à partir de l’Anglais, voyez l’équivalent français, par Y. Maniette) et j’ai cherché tous les outils qui pouvaient m’aider. Pour ceux qui étudient le Chinois, il existe l’équivalent avec les Hanzi simplifiés ou les Hanzi traditionnels. (les liens mènent vers des extraits des livres où vous pouvez déjà étudier quelques centaines de caractères pour voir si la méthode vous convient avant de l’acheter).

Au passage j’ai donc changé de stratégie : séparer les difficultés au lieu de les cumuler. J’étudie les kanji sans leur prononciation à un rythme aussi soutenu que possible, d’une part. D’autre part je commence à étudier les prononciations et le vocabulaire à un rythme beaucoup plus lent, de manière séparée de l’étude de la signification des kanji.


Tous les chemins jusqu’au pays des kanji

 

Voici les outils que j’ai choisis pour m’aider à mémoriser  :

1. le  site apparemment officiel qui permet de réviser avec un système de SRS (spaced repetition software – c’est à dire des flashcards qui se reprogramment plus ou moins souvent, en fonction de la bonne ou moins bonne mémorisation qu’on en a). L’onglet « reading » est sympa aussi – on colle un texte, et le site met en évidence tous les kanji qu’on a déjà étudiés. Là encore, il existe l’équivalent pour les hanzi. Si vous avez opté pour la version française du livre, ce site pourra vous être très utile (bien qu’il n’y ait pas le fameux SRS – il y a des flashcards). J’utilise ses fiches en français pour réviser en écrivant sur du vrai papier avec un vrai stylo loin de l’ordinateur – mais attention les traductions ne correspondent pas toutes à la version anglophone. 

2. l’app Android « Kanji Quizz« , que je trouve très chouette. On peut choisir le ou les niveaux à réviser, et le test porte, au choix, sur la compréhension ou bien l’écriture du kanji. En plus, en cliquant sur le kanii testé, on ouvre une page qui propose des mots de vocabulaire formés à partir de ce kanji.

3. pour les leçons qui ne veulent pas rentrer (soit une thématique qui me fait bloquer, soit parce que j’ai étudié un soir tard, épuisée, juste avant de dormir), je remets une petite couche avec Memrise. Je nétudie pas tous les kanji avec Memrise, cumulé aux autres outils, ça prendrait trop de temps. Je fais uniquement les leçons que je n’arrive pas à mémoriser. Il y a plusieurs listes qui peuvent être utiles. J’ai choisi celle-ci car elle respecte bien l’ordre du livre. Plus tard, quand j’aurai atteint la fin du livre, j’utiliserai peut-être celle-ci, qui présente l’avantage de tester également les prononciations, mais les kanji sont parfois en désordre donc pour l’instant ça ne m’arrange pas.

4. j’ai aussi téléchargé un outil de planification, pour m’aider à tenir le rythme. Là, chacun ses gouts, un planning papier, votre agenda google, une app de planification. C’est important pour m’aider à garder le cap, car je m’égare et m’éparpille facilement. J’ai choisi un planning de Gantt, et opté pour la stratégie suivante. Fixer des objectifs hauts; prévoir une phrase de réajustement après une semaine et après trois semaines; définir des étapes où je m’offre des récompenses; mobiliser mes camarades de fac (on ny ‘étudie pas les kanji) pour qu’ils s’y mettent avec moi et qu’on s’encourage (cette phase a pris du temps d’ailleurs !).

 


 

Avec tout ça, il a eu un petit différé de départ, mais une fois partie, j’ai été ravie de voir le rythme. Je n’ai pas noté la date exacte où j’ai finalement réussi à m’y mettre, dommage. Officiellement dans mon planning de Gantt, le début était au 3 mars, mais j’ai réellement commencé plus tard.

Aujourd’hui au 30 mars, j’ai étudié 325 kanji dont une quarantaine qui m’échappe encore plus ou moins régulièrement, le tout en moins de 27 jours, sans y passer mes journées. Alors même s’il m’en échappe quelques-uns, c’est plus rapide que les 500 par an de ma première année de Chinois à Langues Ô. Reste à voir la réaction des neurones quand on arrive à 1000 ou 2000….

Il y a un article de « Review » assez complet qui est intéressant. La conclusion semble en être : Heisig n’est pas la panacée, mais c’est mieux que tout ce qui existe actuellement.

Si j’arrive à gérer mon temps, je vais tenir un « journal d’étude de kanji ». Vous allez remarquer que certains titres de kanji en Anglais et Français ne correpondent pas entre eux : Maniette n’a pas toujours retenu les mêmes significations que Heisig.  Assez souvent, l’histoire proposée par le livre me convient (je vous laisse la découvrir dans le livre, je n’indique rien dans ce cas). Parfois j’ai besoin d’inventer quelque chose de légerement différent, voire de partir dans des délires qui n’ont rien à voir (bien que l’auteur déconseille de le faire quand il s’agit d’éléments clés – j’ai désobéi :mrgreen:  ). Dans ce cas, je les partagerai sur ce blog.

A bientôt pour la suite du voyage :-) !